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lundi 25 juillet 2016

Jamais deux sans trois

Le Giraffidé aime les proverbes, les maximes, les dictons et les adages, et le pire c'est qu'il y croit. Enfin... il croit surtout à ceux qui l'arrangent. Et celui-là, l'arrange plutôt bien.

Et de un !


Peut-être vous souvenez-vous de la dernière photo illustrant l'article "Genèse - Apocalypse - Résurrection" ? Si vous ne vous en souvenez pas ce n'est pas grave, je me fais un plaisir de vous la remettre ici :


Comme certains l'ont déjà deviné, il s'agit d'une lampe de Jacques et Dani Ruelland et elle illustre parfaitement la résurrection du Giraffidé et sa passion retrouvée.

Pour les visiteurs du Zoo qui ne connaîtraient pas le célèbre couple et qui souhaiteraient découvrir leur travail, n'hésitez pas à taper leur nom dans le moteur de recherche qui est notre ami à tous et choisissez de voir les images (en plus des dictons, le Giraffidé adoooooore les images). Vous serez sans aucun doute enchantés par les couleurs, les formes et la pureté des lignes. Et pour ceux qui voudraient approfondir un peu l'expérience Jacques et Dani, la lecture de ce petit PDF s'impose (en plus il y'a encore des images) : Une époque, deux vies, une oeuvre : Jacques et Dani Ruelland

Au prix d'une lampe ÅRSTID,  pas la peine de vous dire que le Giraffidé n'a pas pris le temps de négocier et s'en est allé tranquillement du vide-grenier avec le sentiment du devoir accompli. Quand je vous dis "tranquillement", c'est tout relatif.

Et de deux !


Vous aviez déjà en partie compris à quoi rimait le titre de cet article, mais si vous aviez encore un doute, j'imagine que vous n'en avez plus et que vous me voyez venir gros comme une maison.

Car oui, il n'aura fallu que trois semaines au Giraffidé pour réitéré l'exploit. Et cette fois avec un petit vase boule ou "pomme" à col légèrement décentré. Une fraction de seconde aura été nécessaire au Giraffidé pour repérer sa magnifique couleur jaune-orangée et fondre sur sa proie au milieu d'un vide-grenier infesté de tout ce que la région compte de prédateurs.


Je ne sais pas vous, mais le Giraffidé trouve qu'il accompagne parfaitement sa grande soeur !

Pour le prix d'un vase VÅRVIND, encore une fois ce n'était pas la peine de négocier, mais plutôt celui de partir tout aussi calmement pour aller prendre un petit café bien mérité.

Et là, arrive le dicton... Ne dit-on pas "Jamais deux sans trois !" ?

Et de trois !


Un mois, oui vous avez bien entendu, un mois s'écoule sans le moindre Ruelland à l'horizon. Le Girrafidé est au fond du trou, sa vie ne rime plus à rien, ses certitudes s'effondrent, tous ses repères sont mis à mal... On ne peut plus faire confiance aux dictons.

Dépité, abattu, à la limite de la déprime, il se rend tout de même chez son abbé préféré comme tous les samedis. 

Un tour rapide au mobilier, un passage express aux lampes, il échoue lamentablement au "chantier" (l'espace extérieur ou s'entasse en vrac la vaisselle, les bibelots, les cadeaux de fête des mère et autres gamelles en tous genres). 

- "Ah salut, tssssss y'a vraiment rien aujourd'hui !"
- "Salut, ouai c'est pas faux, c'est de pire en pire."
- "A force je vais finir par ne plus ven..."

Pas le temps de finir la phrase, le Giraffidé l'a vu ! Il est là, juste à portée de bras, posé au milieu des salières, pots et autres merdouilles. 



N'est-il pas mignon ce petit pot cylindrique avec sa jolie couleur vert anis ? Ne va-t-il pas parfaitement dans ce qui commence à ressembler à une petite famille ? Alors certes il lui manque son couvercle, mais ce n'est pas faute de l'avoir cherché pendant près d'une heure. Et le Giraffidé ne désespère pas de le trouver ce couvercle lors de sa prochaine visite chez son abbé préféré.

C'est donc la passe de trois en deux mois ! Une chance insolente qui frise l'indécence pour certains. D'autant que pendant sa recherche du couvercle perdu, le Giraffidé a eu la bonne surprise de tomber sur un très beau pichet de Mr Jacques Blin qu'un autre chineur avait déniché et qu'il lui a extrêmement gentiment donné (le Giraffidé reviendra certainement sur ce pichet un peu plus tard) !

Mais chaque bonne chose a son revers... Et la Girafidette, toujours émerveillée et ravie de se voir envahie de Ruelland, a désormais décidé que le Giraffidé devait faire de même avec un certain Mr Georges Jouve... 

Bon courage Giraffidé !


mardi 31 mai 2016

Genèse - Apocalypse - Résurrection

Ok, il faut bien l'admettre, le titre de cet article est pour le moins surprenant venant de la part d'un animal étrange rayé blanc et noir sur la croupe et qui ne croit en rien d'autre qu'en ses congénères. Mais il faut bien avouer que l'analogie avec ces épisodes bibliques reflète parfaitement la partie de la vie du Giraffidé qui nous intéresse aujourd'hui.

Genèse


Non cela ne s'est pas fait en sept jours et sept nuits, cela a pris quelques années, mais de tous temps l'attirance pour les objets s'est fait ressentir.

Et c'est par l'obligation de se meubler à petits prix que Le Giraffidé a commencé sa plongée dans l'univers infini de la brocante, des vides-greniers et autres dépôts-vente. Quand on a peu d'argent et un appartement vide, il faut choisir entre Ikea et Ikea... Et ça, désolé, mais ce n'était pas une option envisageable (même si Ikea fait des objets et des meubles tout à fait dignes, mais que l'on retrouve malheureusement chez tout le monde).

La réelle prise de conscience, de ce qui allait devenir une passion envahissante, a été provoqué par l'achat d'un canapé et d'un fauteuil Togo Ligne Roset pour la modique somme de 120 Francs et d'un fauteuil pied tulipe (toujours en fonction) pour la somme exorbitante de 200 Francs. Un choc, oui un choc de passer d'un vulgaire matelas pneumatique en guise de salon à ce qui reste jusqu'à aujourd'hui le meilleur canapé au monde aux yeux du Giraffidé (vous pourrez toujours lui dire le contraire, rien n'y fera !).

Bon, il n'avait pas vraiment cette tête là et l'appart' non plus d'ailleurs,
mais il était certainement tout aussi confortable !
Crédits : Ligne Roset © Ligne Roset et Maison a part

Apocalypse


Passons sur les années d'accumulation compulsive d'objets en tout genre, et sur l'envahissement progressif de son espace vital qui ont découlé de "la Genèse" pour directement se pencher sur l'Apocalypse selon Saint Giraffidé.

Comme chacun le sait, "l'enfer est pavé de bonnes intentions". Et c'est avec les meilleurs intentions, qu'après un changement de cap professionnel, l'animal à la croupe rayée décida de se lancer pour de bon dans ce qui était sa passion. 60 m3 de marchandise choisie devrait suffire pour amorcer la pompe et enfin justifier cette quête du Graal commune à tous les brocanteurs. Et ce fût chose faite.

Six belles années passèrent... Rythmées par les déballages, les adresses, les réveils aux aurores le week-end et quelques très jolies trouvailles.

HELIOS par Igor Mitoraj
Crédits : artnet.fr

Alors oui, il y eut des hauts et des bas, mais la passion et l'esprit de liberté ont toujours été plus forts, même dans les pires moments de doute. Et ce jusqu'à un certain 15 septembre 2008 qui vit le monde du Giraffidé s'écrouler de manière aussi brutale qu'inattendue. Car même si les signes avant-coureurs de ce désastre étaient bien visibles, les conséquences n'en furent pas moins dévastatrices. Le monde ne serait plus jamais comme avant désormais et la longue agonie de la petite entreprise giraffidesque commença.

Il fallut encore presque deux ans de plus pour atteindre le fond du trou et enfin se décider à jeter l'éponge. Deux ans durant lesquels la pression fût telle qu'elle empêchera le Giraffidé de repenser à sa passion pendant six longues années de traversée du désert avant que la rédemption ne soit complète.

Résurrection


Il faut croire que vivre en ascète a des vertus libératrices pour certaines personnes. Et six ans d'introspection et de privations ont permis au Giraffidé de retrouver un équilibre qu'il avait perdu. Alors non, le Giraffidé n'est pas devenu mystique, certainement pas ! Mais ses priorités ont changé, fondamentalement.

C'est ainsi qu'un beau dimanche ensoleillé de juin 2015 il s'est réveillé dans l'optique de retourner affronter les étals d'un vide grenier, et ce, dans l'optique unique de se faire plaisir.

Ce fût une révélation ! Presque identique à celle vécue des années auparavant lors de l'achat de ce "putain" de canapé Togo. Une matinée passée sur un nuage, avec une impression de maitrise, de détachement, un sentiment d'excitation intense pondéré par une sensation de sagesse face aux autres chineurs qu'il n'avait pas vu depuis de longues années. Le Giraffidé en est revenu aux anges !

Un an a passé depuis ce fameux matin et jamais le Giraffidé ne s'est départi depuis de ce qui l'a poussé à revenir vers sa passion. Il avait oublié, ou on lui avait fait oublier, la raison de sa passion, mais plus jamais il ne l'oubliera désormais. Du plaisir, rien que du plaisir !